Quelle est notre plus grande peur !

« La peur fait advenir ce que l’on redoute » Viktor Frankl

J’ai rencontré le texte de Marianne Williamson, en 2004, lors de ma formation de coaching dans l’école Transformance de Vincent Lenhardt, sur Lyon, chez JBS Coaching. Ce texte est souvent attribué à tort à Nelson Mandela. Qu’on se le dise, c’est une femme qui a écrit ce magnifique texte !

Ce fût une révélation ! Je vous le livre avec émotion et vous propose de le lire 4 fois comme dans une lectio divina qui nous vient du Christianisme monastique ; d’abord des Pères du désert, notamment avec Origène au III siècle, mais sa forme structurée en 4 étapes : lecture, méditation, oraison et contemplation, a été vraiment développée au XIIe siècle par Guigues II, un moine de l’ordre des Chartreux. Dans une superbe « lettre sur la vie contemplative », il décrit la lectio divina comme un chemin intérieur vers Dieu.

La Lectio Divina me fût transmise par Lytta Basset :

  • 1. La lectio : lecture du texte, silence bref, nommer le mot capté à voix haute.
  • 2. La meditatio : lecture, silence, méditation : un arrêt intérieur, je cherche à comprendre ce que me dit ce texte dans mon quotidien immédiat. Et je m’offre le fruit de cette méditation par une phrase courte de méditation, à voix haute.
  • 3. L’oratio : lecture, silence, quelle prière m’inspire le texte ? Laisser le texte se transformer en prière de demande ou en une question.
  • 4. La contemplatio : lecture, silence, quelle prière de louange, de gratitude, m’inspire le texte ? Et je reste dans la contemplation, en silence.

Notre plus grande peur

 « Notre plus grande peur n'est pas d’être insuffisant, 

Notre plus grande peur est d’être puissant au delà de toute mesure.

C'est notre lumière et non notre obscurité qui nous effraye le plus.

Nous nous demandons: "Qui suis-je pour oser me considérer comme quelqu'un de brillant, grandiose, plein de talents et fabuleux ?
Mais en fait, qui sommes-nous pour ne pas l'être ?

Nous sommes des enfants de Dieu (de la Vie). Nous restreindre, jouer petit ne sert pas le Monde.

Ce n'est pas en nous faisant tout petit pour que les autres ne se sentent pas menacés, que nous contactons notre propre lumière. Nous sommes tous faits pour briller, comme le font les enfants.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.

Et elle ne se trouve pas seulement chez certains d'entre nous. Elle est en chacun de nous.

En laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission d’en faire autant.

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Et j’en fais quoi ?

Quelques questions à se poser :

  • Qui suis-je ? Quelle définition de l’Homme me caractérise ?

Vision matérialiste : corps et cerveau 

Vision spirituelle : corps, âme, esprit ou corps physique, corps éthérique, corps astral, corps spirituels, ou corps physique, corps émotionnel, corps mental, corps relationnel, corps causal, corps bouddhique, corps atmique 

  • Quels sont mes talents, mes compétences, mes ressources  ?
  • Quelles sont mes valeurs ?
  • Vais-je dans la bonne direction concernant mon existence ?
  • Que dois-je faire pour retourner sur ma route ? Pas celle que je crois que l’on attend de moi ?
  • Comment puis-je servir le monde personnellement, professionnellement, existentiellement, spirituellement ?
  • Quelle est mon œuvre ? Mon accomplissement ?
  • A 97 ans, me sentirais-je fière, sans regrets ? Aurais-je tout donner, sans compter ?
  • Quel est mon plus petit pas possible -les 4 P, aujourd’hui, maintenant ?
  • Relire ce texte une cinquième fois ? 
  • Appeler un ami perdu de vue de longue date ? 
  • Faire le ménage, oui cela peut-être un acte spirituel profond ? 
  • Trouver un joli carnet pour y consigner toutes les réponses à ces questions ? 
  • Noter dans mon agenda un rendez-vous avec moi-m’aime pour répondre à ces questions ? 

Comme conclusion, j’aimerais que nous prenions la mesure de la force de certains textes comme celui-ci. Le lire encore, encore et encore. Il nous faudra toute une vie, voire plus pour s’en imprégner, le faire notre dans une concrétisation de notre existence.

Nous avons tous de petites, voire de grandes obsessions. Servons-nous de cette capacité à l’obsession, pour la mettre au service de nobles causes, de ce qui nous touche. Osons !

« Nous souffrons plus souvent en imagination qu’en réalité » Sénèque


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